Résumé
TwinCalc estime la probabilité de concevoir des jumeaux à l’aide d’un modèle multiplicatif de facteurs de risque appliqué à une probabilité de base mondiale de 1,5 %. Nous retenons une forme multiplicative parce que les mécanismes sous-jacents — hyperovulation, taux d’implantation, politiques de transfert d’embryons — se combinent à peu près indépendamment dans la littérature épidémiologique. Le résultat est plafonné à 25 % pour éviter des compositions extrêmes peu réalistes.
Probabilité de base
La base de 1,5 % correspond au taux mondial de grossesses gémellaires avant la hausse récente liée à la PMA et au recul de l’âge maternel. Les taux nationaux sont plus élevés (États-Unis ≈ 3,2 % des naissances vivantes) mais incluent les facteurs que nous mesurons séparément ; nous ancrons donc le modèle sur une base pré-PMA.
Âge maternel
Preuves. Les statistiques NCHS et INED montrent que le taux de jumeaux augmente fortement avec l’âge, culmine entre 35 et 39 ans, puis décline. Le mécanisme est documenté : l’élévation de la FSH avec l’âge peut déclencher une ovulation plurifolliculaire.
Effet retenu. ×0,8 (<25 ans) à ×4,0 (35–39), ×3,0 (40+)
Pondération. Bandes catégorielles, multiplicatives sur la base.
FIV et procréation médicalement assistée
Preuves. Les registres ASRM et HFEA montrent que le transfert de deux embryons triple voire quadruple le taux de jumeaux par rapport à la conception naturelle. Les politiques de transfert d’embryon unique réduisent cet effet.
Effet retenu. ×3,5 avec PMA, ×1,0 sans
Pondération. Multiplicateur binaire ; les futures versions modéliseront SET vs DET.
Antécédents familiaux
Preuves. L’hyperovulation a une composante héréditaire transmise par la lignée maternelle ; la lignée paternelle contribue par un effet plus modéré et indirect via les filles.
Effet retenu. ×2,5 maternel, ×1,2 paternel
Pondération. Multiplicatifs et indépendants ; les deux peuvent s’appliquer.
Origine ethnique
Preuves. Les études populationnelles documentent des taux allant d’environ 5/1 000 en Asie de l’Est à plus de 30/1 000 dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest. Le gradient d’hyperovulation est en partie génétique.
Effet retenu. ×0,5 (Asie de l’Est) à ×3,0 (Afrique de l’Ouest)
Pondération. Multiplicateur catégoriel.
Taille et IMC
Preuves. Les femmes plus grandes et celles dont l’IMC ≥ 30 présentent une légère augmentation des jumeaux dizygotes, possiblement médiée par l’IGF-1.
Effet retenu. ×0,9 à ×1,5 (taille) ; ×0,95 à ×1,3 (IMC)
Pondération. Deux multiplicateurs indépendants.
Antécédents de contraception
Preuves. Un rebond passager de FSH après l’arrêt de la pilule a été associé à une légère hausse de la probabilité dans les premiers cycles.
Effet retenu. ×1,2 si arrêt < 3 mois
Pondération. Effet limité dans le temps, retour à la base.
Grossesses antérieures
Preuves. La multiparité est associée à une légère mais constante hausse des jumeaux dizygotes, probablement liée à des évolutions hormonales graduelles.
Effet retenu. ×1,0 (P0) à ×1,3 (P3+)
Pondération. Bande catégorielle.
Allaitement en cours
Preuves. Les données sont limitées mais reproductibles : la reprise de l’ovulation pendant l’allaitement est associée à une probabilité élevée.
Effet retenu. ×1,4
Pondération. Multiplicateur binaire ; à l’étude pour les futures versions.